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Violence et iniquité (Texte de Raymond)
21/07/2010 08:26
Violence et iniquité. La violence nous accompagne dans notre évolution et cela depuis la nuit des temps, elle se manifeste pour de multiples raisons pas toujours explicables. Il est cependant probable que les actes de violence de plus en plus fréquents dans nos cités aient un lien avec ce sentiment d’exclusion particulièrement ressenti par ceux qui sans repères désespèrent de ne point trouver leur place dans un monde qui leur paraît inaccessible et corrompu. Ce constat nous interpelle, cette violence serait elle pour notre société ce que la douleur est à nos organismes, un mal nécessaire, le symptôme qu’un dysfonctionnement affecte notre société et qu’il est urgent de prendre en considération. Les causes de cette forme de violence nos élus les connaissent parfaitement mais préfèrent les ignorer, les conclusions qu’ils devraient en tirer les effraient. Pour masquer leur impuissance et ne rien perdre de leur pouvoir, ajouter encore un plus de répression satisfait la foule, et c’est ainsi que les gouvernements se succèdent et que rien ne change. Pour accéder au pouvoir, pactiser avec les forces de l’argent est devenu incontournable pour nos politiques, quand bien même intègres et pleins de bonnes intentions, de telles fréquentations ne sont pas toujours sans danger, en de telles compagnies pas facile de rester incorruptible. Renvoyer l’ascenseur est la moindre des politesses, c’est ainsi que nos élus, spécialistes de la juste mesure, ont prévu pour remercier leurs généreux donateurs des privilèges qui à défaut de leur donner bonne conscience, leur permet de récupérer leur mise. De tels agissements, largement médiatisés par une presse plus avide de scandales que de justice ne peuvent susciter que colère et incivilités. Mais comment faire ? Quelles solutions ? Pour nous les anciens il est de notre devoir de dénoncer les carences de cette société que nous transmettons à nos jeunes et les inviter à participer bien mieux que nous l’avons fait nous-mêmes à la construction d’un monde plus juste, sachant bien que les problèmes qu’ils auront à prendre en compte sont maintenant planétaires. Il ne s’agit plus pour nous les simples citoyens de mettre un bulletin dans l’urne et passifs et résignés nous demander ou va le monde, mais comprendre que c’est nous tous qui sommes responsables du devenir de l’humanité. Sans une plus grande implication des peuples et l’exigence d’une plus grande transparence rien ne pourra changer. Le peu d’importance que nous les citoyens avons accordé au monde politique a favorisé l’émergence de cette crise sans précédent qui frappe nos sociétés dites civilisées. Ce n’est pas l’élaboration de toujours plus de lois qui apportera un vrai changement, il faudrait avoir le courage d’appeler les choses par leur vrai nom, hélas certains mots de la langue française sont devenus tabous, qui ose encore parler de moralité et de vertu. Faire accepter l’idée que les richesses de notre vieille terre sont là pour tous et non pas seulement pour les plus habiles à les exploiter est une première exigence, et que dire de cette course au profit qui dévaste la planète et affame des populations entières. A quoi cela sert il aussi que la science ait fait des progrès considérables dans tous les domaines si le savoir n’est pas partagé et profitable à tous, et sommes nous fiers de regarder la misère à nos portes ? C’est en faisant reculer l’iniquité et l’ignorance que nous pourrons vivre en paix. A tant répéter que «l’homme est un loup pour l’homme » nous avons fini par nous persuader qu’il doit en être ainsi, le temps est venu de nous défaire de cette vieille croyance et accepter l’idée que l’iniquité n’est pas une fatalité, mais comment changer notre façon de faire si nous ne changeons pas notre manière d’être et si nous avançons séparés les uns des autres. Oser rêver un monde meilleur c’est déjà le faire advenir. « Oui on peut » c’est avec cette devise qu’Obama à conquis l’Amérique. Qui sait si la conquête de la lune n’a pas commencé avec le rêve un peu fou de Jules Verne, conquérir la lune était bien plus utopique que pour nous de rêver un monde ou chacun y trouverait une place. Raymond.
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