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  • Créé le : 01/04/2005 10:41
    Modifié : 22/02/2025 11:57

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    LE DROIT ANIMAL (texte de Raymond)

    28/10/2010 06:17

    LE DROIT ANIMAL (texte de Raymond)


    Droits de l’animal :
     L’impérative nécessité de produire toujours plus et plus rapidement a changé le rapport qui existait autrefois entre l’homme et l’animal. Avant que ce souvenir s’efface il est bon de rappeler ce temps ou dans les fermes de nos villages moutons, vaches, volailles cochons et autres petits animaux cohabitaient …
    . Les animaux étaient le plus souvent nés à la ferme, ceux destinés à travailler, parfois choisis parmi les plus beaux spécimens de quelque foire. A dix huit mois environ commençait leur « enseignement ». C’était ce mot qui était utilisé, dresser un animal ne se disait pas, il était « enseigné » .Cette façon de dire bien plus humaine, témoignait du respect et de la considération que nos ancêtres paysans avaient pour leurs animaux, et je confirme que cet « enseignement » se faisait sans violence.
    Au rythme des saisons l’agriculteur allait labourer, semer, moissonner, charrier de lourdes cargaisons de bois et autres denrées. Puis arrivait ce temps, comme pour nous les humains, ou les animaux manifestaient des signes de vieillesse. Ce n’était pas de gaité de cœur que le paysan voyait partir ses bêtes vers l’abattoir, pas un drame cependant, un épisode naturel de la vie. Depuis toujours assujettis aux caprices du temps, aux bonnes et mauvaises récoltes, parfois aux épidémies, les paysans savaient accepter les aléas de l’existence sans se plaindre ni attendre un hypothétique secours.
    Dans nos petites exploitations les heures de la journée s’égrenaient au rythme des besoins de chaque espèce animale, bien difficile de dire qui de l’homme ou de l’animal était le plus au service de l’autre. Avant la traite du matin le coq avait déjà réveillé la ferme, un peu plus tard au son de la trompette les portes des bergeries s’ouvraient pour un rassemblement sur la place du village. Le pâtre était là, par mauvais temps protégé par une cape de grosse toile délavée qui lui arrivait aux chevilles, avec sa besace, son grand béret et son long parapluie bleu en bandoulière, il était paré pour affronter tous les déluges. En tête de ses bêtes son chien jappant à ses côtés, le troupeau s’en allait s’étaler sur les terrains communaux des collines environnantes. Avant la nuit le ventre bien rempli le troupeau revenait au village et chaque animal retrouvait sa bergerie. Les cochons souvent au nombre de trois par ferme, avaient un coin pour dormir isolé du sol et parfois quand le temps le permettait droit à une petite promenade dans l’enclos. La volaille était une catégorie à part tout leur était permis, elles allaient et venaient parfois loin du poulailler, il arrivait parfois que certaines plus hardies s’invitaient au séjour, et c’est avec le balai qu’il fallait les chasser.
    La traite du soir était aussi un moment privilégié qui réunissait la famille, la tête bien calée contre le ventre de l’animal chacun avait à cœur de tirer le maximum de ce bon lait crémeux qui faisait aussi le régal du chat.
    L’intime fréquentation du monde animal nous faisait percevoir avec une plus grande acuité combien les animaux sont proches de nous par leur comportement, capables de communiquer leurs émotions, et parfois aussi leur malice et c’est bien cela qui nous les rendaient encore plus attachants.
     Je pense à cette vache qui sans doute trop fatiguée se couchait, haletante et tirant la langue dès que la porte de l’étable s’ouvrait. Cette petite ruse qui lui avait évité quelques corvées nous amusait,Nous, les enfants nous lui faisions répéter son numéro, en ouvrant à l’improviste la porte de l’étable;je me dis aujourd’hui que peut être c’était elle qui s’amusait de nous.
    La modernisation de l’agriculture allait éradiquer ces habitudes moyenâgeuses. A présent chaque espèce a son local adapté et une nourriture appropriée pour une production optimale. Les vaches écornées pour plus de  commodités, avec leurs boucles d’identification aux oreilles ressemblent à de grandes biques déguisées, heureusement elles ne boivent plus à la rivière elles se feraient peur. Inséminées, sélectionnées pour donner un maximum de litres de lait, le veau est enlevé à sa mère dès la première semaine pour rejoindre ailleurs une autre filière du circuit alimentaire.
    Les poules pondeuses assignées à résidence sont formatées pour ne pondre que des œufs de couleur ocre, des cubiques pour faciliter l’emballage sont certainement à l’étude.
     Les cochons entassés dans des espaces réduits pour éviter les pertes inutiles de calories ont pour mission de faire le plus rapidement possible des jambons. Pas de souci pour la nourriture l’industrie agroalimentaire a prévu une nourriture appropriée et abondante pour chaque espèce…
    Quelle ingratitude à l’égard des animaux ! Pendant des siècles n’ont-ils pas été des partenaires soumis et fidèles, jusqu’à mourir avec nous sur nos champs de bataille, et d’autres encore sacrifiés au nom de la science. S’il nous est impossible de nous passer de leurs services, que cela soit fait en respectant leur dignité, sans jamais oublier que ce sont aussi des êtres sensibles.
     Que dire aussi de ces animaux ridiculisés dans certains spectacles ou massacrés dans nos arènes.
    Après la déclaration des droits de l’homme l’espèce humaine pourrait s’honorer en promulguant les droits de l’animal.    
                                                      Raymond Peytavin










     








         



     

     






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